Cardamomo, dans le centre de Madrid. La
salle est toute en longueur et au bout de quelques marches, une scène dont les planches de bois ont été martelées, coup après coup, inlassablement, par les talons des danseurs et des danseuses.
En arrivant à l'impromptu, sans prévenir, sans réserver, je me retrouve aux premières loges, au pied de la scène, et me voilà immergé dans l'univers passionnel et passioné de ce rite. 2 guitares,
2 voix, 1 percu et des elancées vocales qui feraient passer les Gypsy Kings pour Tokyo Hotel. Ce qui restera pour moi un mystère, c'est si l'attitude faciale tourmentée, limite grimaçante des
danseurs, fait également partie ou non de l'art du flamenco.
Que ne ferait on pas pour être là, au pied de cette scène, quand le temps s'arrête, le temps d'une danse, le temps d'un morceau.
J'ai cru au piège à touristes devant la porte, je me suis trompé : dans la salle locaux et étrangers vivent l'instant présent, immergés et absorbés dans la magie de cet art ancestral.
PS : Bientot une video en ligne, surveillez ma page Youtube ;-)
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Un trait caractéristique des
espagnols, c'est l'attitude complètement destressée de toute la population. Pas plus tard qu'hier, des touristes américains, à la terrasse d'un café tapas, s'énervaient sur un serveur car
celui-ci traînait à amener l'addition.
En fait, les touristes s'énervaient contre eux même, le serveur ne se sentant que peu concerné. Dans la mentalité espagnole, absolument rien ne presse, pour le serveur comme pour le client. Si il
met 5/10mn de plus pour amener l'addition, peu importe ! On décalera tranquillement ce qui venait après, ou bien on remettra à demain, "maniana" en orthographe française. Autre exemple,
aujourd'hui dans un glacier du vieux quartier de La Latina, la serveuse a mis 20mn à remarquer Stéphanie et moi, un autre 20mn pour venir nous servir... En France cela aurait été fustigé
complètement, mais ici c'est normal.
Tout l'exercice mental consiste donc à
contenir ce stress et cette impatience purement française, pour profiter de l'instant et prendre la vie et son attente à l'espagnole.
Le plus fort, c'est que cela fonctionne très bien, car personne n'est pressé, donc au final, personne n'est déçu ou frustré, sauf le touriste qui n'a pas compris...
Je serai curieux de savoir si dans le monde des affaires, c'est pareil. J'imagine le client dire à son fournisseur "Si vous livrez pas aujourd'hui, c'est pas grave, livrez demain ou apres demain
!" sans hurler... ou plutot j'ai du mal à l'imaginer car en France, on en est loin.
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Ce qu'il y a de perturbant dans les menus espagnols, c'est que vous trouverez
tres rarement le tres classique "Entree", "Plat", "Dessert". A l'inverse, tapas oblige, on vous fournit une liste hierarchisee thematiquement : "Legumes", "Poissons", "Viandes", "Patisseries",
"Oeufs", libre a chacun de choisir ses tapas comme bon lui semble. L'avantage de cette presentation, les espagnols etant tres sociaux, est de pouvoir partager les tapas avec toute la tablee. Cela
marche tres bien a 3 ou 4 par exemple. Par contre seul ou a deux, c'est un peu plus complique a equilibrer. Ce que j'ai pu constater : seul 4 petites assiettes ou 3 assiettes avec pain de la
corbeille (ou petits biscuits). Avec cela on arrive a faire a peu pres un repas copieux. Pour une plus petite faim, opter pour moins d'assiettes. En couple, une bonne tactique consiste a choisir
les "grands" tapas (qui se reconnaissent au prix sur le menu) et dans ce cas 2 devraient suffire.
Une fois oublie la structure traditionnelle du repas, le monde des tapas vous attend, avec le plaisir de grapiller et de tester plein de specialites en un repas. Les espagnols font meme des tapas
de glace pour vous permettre de tester plusieurs parfums ! Apres mon diner au Bocaito, je me plonge dans l'ambiance de la nuit Madrilene, la movida, ou la nuit tout le monde reste sur les terrasses
jusqu'a plus d'heure, dans un vacarme bruyant mais qui ne gene personne puisque tout le monde est dehors de toute facon ! Dans le fond, la temperature est bien plus supportable la nuit.
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La temperature monte ! Pour tous ceux qui vivent dans l´hemisphere sud, qu´on se le
dise : l´ete est de retour en Europe et en Espagne : 32 degres cette apres midi. C´est entre 16h et 18h que cela tape le plus et c´est donc le moment ou je me refugie dans le Prado. Le musee
d´art le plus celebre de Madrid, qui est tout de meme plus petit que le Louvre ou l´Ermitage, mais qui n´en regorge pas moins de chefs d´oeuvre. A nouveau j´ai pu utiliser ma technique secrete de
tri pour eviter de passer un temps deraisonnable et epuisant dans le musee.
J´aurai pu aller a la boutique de souvenirs pour voir quelles oeuvres etaient proposees en cartes postales pour avoir un apercu des immanquables, mais j´ai prefere me fier a mon guide de voyage
pour decouvrir quelques salles bien selectionnees : essentiellement Velazquez et
Goya, dont ses difformes "Pinturas Negras", peintures sombres et mysterieuses ou les humains ont des aspècts bruts et animaux.
La chaleur est toujours aussi etouffante quand je ressors : le parc del Buen Retiro sera parfait pour prendre un peu d´ombre et siroter une citronnade sur les bords du grand bassin ou les
Madrilenes s´amusent a canotter.
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