Croisement a l'indonesienne

Le long de l'immense plage qui borde le sud de l'île et constitue la plus vaste zone touristique, les villages se suivent et ne se ressemblent pas. La populaire et festive Kuta fait place un peu plus au nord à Legian puis à l'élitiste Semyniak. Plage moins populaire, plus chic, hotels un peu plus chers, villas de luxe, restaurant raffinés, constituent une option différente de celle de Kuta au sud. On n'est pas encore au luxe de milliardaire de Nusa Dua, mais on s'en approche. Boutique de mode et villas de designers sont la norme même si certaines parties du village sont encore en developpement.
Ici s'achève le voyage, dernière étape avant le retour à l'aéroport dans 2 jours. Je vais profiter de la plage et du soleil, me faire plaisir dans un restaurant et un spa, me surprendre à visiter une villa en developpement, m'amuser dans un bar ou un lounge à la tombée de la nuit, faire un saut jusque Kuta pour une dernière séance de shopping de souvenirs, tester une salle de sport avant d'aller rendre la voiture et de repartir.
Bali est une île fascinante et qui mélange les genres. Je m'attendais uniquement à un resort touristique, j'ai été agréablement surpris de ne pas trouver que cela. Les Balinais sont les amis des touristes, certes ils ont toujours quelque chose à vendre mais il ne sont pas filoux, loin de là. J'espère vous avoir donné un bel aperçu de cette île mythique !


Voir le plan
Vu ce que j'ai de prévu aujourd'hui j'ai bien fait de ne pas forcer au dîner hier soir : le lever du soleil sera l'occasion de contempler depuis une barque le temple Danau Brahan, dédié à la déesse des eaux. L'attente pour le lever du soleil sera longue mais ce temple, que l'on voit sur de nombreuses cartes postales, n'est pas dénué de charme. Petit et humble mais empreint de spiritualité et à l'emplacement fascinant.
Dans la matinée je reprends la voiture pour aller à Bedugul, station balnéaire sur les bords du lac pour les touristes... locaux ! En effet sur la côte il y avait des occidentaux partout, ici à l'intérieur des terres, ils se font rares et les touristes sont balinais ou indonésiens, ce qui est une expérience intéressante. Sur le lac, on peut faire tous les watersports proposé sur la côté, j'en ai donc profité pour faire ce que je n'avais pas pu voir à Sanur : jet ski et parachute ascensionnel (avec un atterrissage un peu raté mais sans dégâts, une video bientôt sur mon youtube...). La suite du programme, tout aussi athlétique : au jardin botanique accrobranche, l'un des plus impressionnants qu'il m'ait été donné de faire, notamment avec un saut de Tarzan où j'ai du m'y reprendre à 2 fois, plantation de cactus et un repas pris dans une plantation de fraises. Je suis à court de cash !!! Attention voyageurs dans cette zone : il n'y a pas de banque ou de distributeurs à plusieurs dizaines de km à la ronde ! Tactiquement je négocie une sortie anticipée de l'hôtel, une nuit en avance, j'annule la 2e nuit, récupére un peu de liquide et rejoint au soir Semyniak, retour vers la côte sud et ses plages et hôtels bondés. On s'y fait, je trouverai où dormir une bonne heure plus tard.

Voir le plan

Un coucher de soleil plus tard (sur la plage de sable noir de Lovina, qui révèle dans les dernières lueurs du jour la silhouette de la pointe ouest de l'île, invisible pendant la journée), je reprends en 4x4 la route de montagne, sinueuse et difficile à travers une autre voie qui m'emmènera dans un autre recoin des montagnes du centre, la région du Danau Brahan. En route pour Candikuning, je m'arrête à 3 reprises. 2 fois près de Munduk pour contempler et me rafraichir sous une impressionnante cascade de 15m de hauteur (glaciale) et pour un atelier de torréfaction de café. Le dernier arrêt se fera en hauteur avec une vue imprenable sur les lacs. Dans cette région au relief également d'origine volcanique, si tous les volcans sont éteints, les paysages n'en demeurent pas moins superbes.
Depuis le point de vue entre Munduk et Wanagiri, un dernier petit bout de chemin m'amne à Candikuning où je trouverai une chambre dans l'Ashram Guest House avec vue sur le lac. Tout comme à Toya Bungkah, la température est plus fraîche et plus supportable qu'au niveau de la mer. On cultive dans cette zone les fraises essentiellement. Par contre Candikuning s'endort vers 20h. Trouver un endroit où diner a été un vrai challenge et manger le poulet malodorant qu'il y avait dans mon assiette aura été encore plus périlleux. J'en laisserai une bonne partie histoire d'épargner mon estomac.


xs4nrzq8i5
Voir le plan



















Lovina n'est pas un village à proprement parler mais un regroupement de plusieurs communes pour former cet endroit plus à même d'attirer les touristes et visiteurs. On sent bien tout de même que le développement touristique massif qu'on peut voir au sud de l'île n'a pas encore traversé les montagnes. Je me sens 10 ans en arrière par rapport à tous ces resorts et quelque part cela me donne l'impression d'un Bali plus authentique, à l'état brut.
L'attraction locale, à laquelle personne ne peut échapper, ce sont les dauphins qui viennent au lever du soleil se nourrir près des côtes. Les pêcheurs locaux l'ont bien compris et arrondissent leur fins de mois en emmenant les touristes voir le spectacle de la nature. Le plus étrange, c'est que malgré la horde rutilante de bateaux à moteur, les dauphins sont là. Il se font certes attendre (départ à 6h du matin, lever du soleil fantastique puis une interminable attente/chasse au dauphin) et j'ai failli croire à l'énorme piège à touriste. Mais sur les coups de 8h, les bateaux se massent tous au même endroit et notre capitaine rejoint les autres : cela valait le coup d'attendre : à l'état de nature, les dauphins jouent, sautent hors de l'eau en bande impressionnante. Plus d'une centaine de bêtes probablement en tout.
Sur les deux indonésiens soi-disant "touristes" (j'aurai  tout de même du mal à croire qu'ils ne s'étaient pas glissés là pour servir d'alibi au retour) dans le même bateau que moi l'un d'eux est subitement pris du mal de mer quelques dizaines de minutes après que les dauphins soit apparus. Cela sera le prétexte pour rentrer au port. Mais tout de même aucun regret, le spectacle naturel a bien rattrapé l'interminable attente.
Après cette ruade matinale, la bourgade replonge dans la torpeur...

Voir le plan
3h30 du matin. J'ai mal dormi et mon portable en mode réveil sonne. C'est l'heure d'aller grimper sur le volcan pour voir le lever du soleil et pour le grand trek !
Wayan, le guide, m'emmène à travers les sentiers et la forêt, dans la nuit. L'allure est soutenue et cela monte bien. Assez vite le froid laisse place à une transpiration forte : je crois que je pourrai faire l'impasse sur le sport aujourd'hui ! Après une pause, les ténèbres sont toujours aussi impressionnantes et à la lueur de nos lampes, nous quittons la forêt pour atteindre une zone de pentes rocheuses et sableuses. Vers 5h, nous atteignons une petite guérite aux 3/4 de la hauteur où se fait cuire le petit déjeuner : sandwich à la banane, café et oeufs durs. D'autres groupes sont arrêtés là également. A 6h, il est temps de reprendre l'ascension pour assister à l'éclatant lever de soleil,qui perce les nuages et éclaire à l'horizon le sommet de l'île voisine de Lombok, à une heure d'avion. Le lac se met à reflèter les rayons du levant et un paysage époustouflant se découvre. Cela valait le  coup de se lever tot !
La piste, étroite et sinueuse fait le tour du cratère à plus de 1700m de hauteur. La vue sur le lac et l'ancienne caldeira est magnifique. Au sommet, sous certaines pierres de la vapeur sort des entrailles du volcan. Certains guides font  même cuire leurs oeufs à l'intérieur. Par endroit le chemin est étroit et l'à pic vertigineux. Après quelques frayeurs, la piste impressionnante redescend vers des cratères plus récents, dont le dernier, encore actif, est apparu il y a 10 ans. Les pentes recouvertes de sable volcanique noire sont plutot raides et rapide. Quelques dizaines de minutes  plus tard, nouvel arrêt dans un endroit surplombant le cratère actif d'où s'échappent une multitude de fumerolles. Les guides ne voulant pas être imprudents, c'est le plus prêt que les groupes approcheront du cratère.
La dernière partie de la randonnée nous ramène vers le village par des sentiers agréables dans la campagne environnante, à travers buissons, broussailles et conifères.
L'après midi, une longue route de côtes sinueuses (2h de route) me permettra d'atteindre Lovina, sur la côte nord de l'île.



Voir le plan
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés