Vendredi 23 septembre 2005
C’est le dernier article de ce blog. J’ai vécu au cours des trois derniers mois une vie très intense et elle l’a été encore plus au cours de ces derniers jours. Il est impossible de tout raconter, de tout vous faire ressentir mais c’est ce que j’ai essayé de faire à travers ce blog. J’espère que vous aurez pris du plaisir à le lire et que cela vous aura peut être donné quelques idées de voyage.
En tout cas de mon côté, j’ai beaucoup changé, j’ai beaucoup appris. Je parle maintenant un anglais à peu près correct et j’arrive à comprendre ce qu’un anglais ou un australien me dit (ce qui aide pour mener une conversation). J’ai rencontré plein de gens très intéressants et j’ai vu des tas d’endroits mythiques. Je n’oublierai jamais tout ce qui s’est passé.
Plus encore je me rends compte que plus je voyage, plus j’ai envie de voyager. Il n’y a plus qu’à espérer que je pourrais faire mon prochain stage dans un endroit tout aussi magique et vivre une expérience toute aussi forte !
J’ai préparé un petit montage avec les quelques photos, si cela vous intéresse, faites moi signe et on verra comment je peux vous le faire parvenir.
En tout cas je rentre en France dans quelques heures, le retour va me faire très bizarre. Mais bon j’ai confiance…
Merci encore de m’avoir lu et à très vite pour de nouvelles aventures !
Après avoir était faire trempette dans une piscine hyper froide (un challenge énorme en plein milieu du désert) avec les deux irlandais qui sont restés également au campement, je suis allé à la ferme à chameau pour réaliser un de mes rêves : faire une balade en chameau dans le désert. Bon ok, ça n’a duré que deux heures mais c’était vraiment magique… Le coucher de soleil sur Ayers Rock et les Olgas est toujours aussi imprenable et le chameau est vraiment un animal paisible… dans le sens décontractant et décontracté !
Une fois la nuit tombée, j’ai été mangé des gnocchis au Gecko, le café italien du shopping centre avant d’aller au barbecue de l’outback pioneer, l’animation populaire par excellence du lieu : et là j’ai rencontré des locaux !!! Pas des touristes pas des aborigènes mais des vrais australiens qui travaillent ici et qui vivent dans une communauté très fermée dans un petit village qui ne figure pas sur la carte, un truc à la Roswell quoi ! Du coup ils m’ont emmené dans les coulisses, là où aucun touriste ne va ! On pourra dire que j’aurai découvert non seulement l’aspect touristique d’Ayers Rock mais aussi le lifestyle des locaux !
Aujourd’hui retour à Sydney, réservation en catastrophe de mon hôtel à Bangkok, dîner de départ avec Andrew dans le restaurant français où j’avais dîné avec mon CEO il y a presque un mois maintenant.
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Dimanche 18 septembre 2005
Je n’ai jamais vécu aussi intensément. C’est complètement fou tout ce qui m’arrive. J’ai pris ce matin l’avion depuis Cairns pour Ayers Rock, un véritable symbole de l’Australie, situé en plein centre du territoire. Depuis le ciel à l’atterrissage je ressens déjà un feeling immense : l’outback est complètement magique ! A pertes de vue du rouge, du rouge du rouge… parsemé de feuillages et de branches. Le cliché typique mais puissant. La navette nous emmène au resort, on peut déjà voir le rocher apparaître de temps à autre. Au village, qui n’est ni plus ni moins qu’un bête resort touristique mais avec tout ce qu’il faut (restaurants, supermarché, station essence…) je mange un burger avant de rejoindre Adventure Tour. Nous sommes donc 13 aventuriers : 2 couples espagnols, un couple de slovènes, un couple d’anglais, deux irlandais, une australienne, une japonaise (avec qui j’ai parlé jap) et moi-même, à suivre notre guide Buzz, pendant 24h. Départ du resort, direction le bureau de check in puis départ pour le centre culturel aborigène au pied du rocher. Il y a une vingtaine d’années, la terre aux alentours d’Ayers Rock a été rendue aux Aborigènes. Ceux-ci considèrent le rocher comme plus que sacré et l’escalader est contraire à Tjukurta, la loi. Ils « déconseillent » donc de monter. Je voulais monter quand je suis arrivé et quand j’ai vu cela, j’ai réfléchi et finalement je n’y suis pas allé : grimper la haut serait comme faire du saut à l’élastique du haut du Vatican ! Par respect pour leur culture donc j’ai fait le tour du rocher (10km quand même…) avant d’aller voir le coucher de soleil. Après une nuit de camping, dans des petites tentes très sympathiques, lever à 4h30 du matin pour le lever du soleil… encore une fois un moment magique. Dans la matinée, départ pour les Olgas, un groupement rocheux à 50km d’Ayers Rock, également sacré pour les Aborigènes et dans lequel nous randonnons également, dans ce qui s’appelle la Vallée des Vents (et hop 7km de plus sous un soleil de plomb). Le tour s’achève et me revoilà au camping. Ce soir une ultime aventure qui sera également magique, avant de reprendre l’avion pour Sydney demain.
Vendredi 16 septembre 2005
Un peu d’action aujourd’hui ! Je suis allé sur le site de saut de AJ Hackett, situé en plein cœur de la jungle… (Enfin plutôt au bord mais c’est sauvage quand même) : j’ai fait le Minjin Swing ! Minjin est le nom aborigène d’un esprit qui vole au dessus de la jungle à toute vitesse : c’est ce que j’ai fait ! Harnaché puis tiré par un câble jusqu’à une hauteur impressionnante, quand la lumière passe au vert, il faut tirer sur la corde qui lache le poids et envoie balader l’aventurier dans le vide. C’est ce qui m’est donc arrivé. De 0 à 100km/h en 3, 5 secondes, je peux vous dire qu’on le sent passer.
Allez j’avoue je l’avais déjà fait, à la foire du trône, mais le cadre était complètement différent (c’était de nuit sur la foire, alors que là c’était en plein jour dans un décor paradisiaque !). En tout cas c’était top ! Dommage que j’avais pas assez de sous pour le saut à l’élastique mais bon ce sera pour la prochaine fois (la même boîte a un site de saut à Acapulco au Mexique… pour le prochain stage ??). Ensuite j’ai pris le bus pour Palm Cove, une superbe plage à 20km au nord de Cairns. Le temps était un peu plus gris que l’autre jour sur la Grande Barrière, mais l’eau et l’air était quand même à des températures plus que supportables…
Et voilà, ces trois jours à Cairns sont déjà achevés. Il y a tellement de choses que je n’ai pas faites… il faudra donc revenir ! J’ai quasiment fini de faire mon sac pour demain repartir vers une autre étape du voyage.
Aujourd’hui journée un peu plus calme : au programme découverte « touristique » de la jungle tropicale. C’était Graham, le RH de la boîte où j’ai fait mon stage qui m’avait conseillé de faire cela… Cela ne m’étonne pas de lui : ce que j’ai fait aujourd’hui était pépère… j’irai même jusqu’à dire un peu trop pour moi.
Peu importe c’était tout de même très beau : je suis parti dans une espèce de téléphérique au dessus de la jungle tropicale, au ras de la cime des arbres, ce qu’ils appellent le « Skyrail ». Cairns est en effet entourée de collines recouvertes de jungle tropicale. Au premier arrêt petite visite guidée par un ranger de la forêt. Bien sûr les sentiers sont on ne peut plus balisés. Anecdote du jour : j’étais allé avec mon t-shirt Alcan là bas et le guide m’a arrêté avant que je reparte pour me demander où je l’avais eu. En fait sa mère travaille à la mine de bauxite de Gove, dont j’avais rencontré le directeur il y a quelques semaines pour un éventuel futur stage ! Le monde est petit…
Deuxième arrêt : vue somptueuse sur les Barron Falls d’impressionnantes cascades, même à la saison sèche. Le voyage s’achevait au village de Kuranda, le village dans la jungle. Après avoir marché un peu dans la jungle (toujours sur les sentiers conventionnels) j’ai pris le train historique qui m’a ramené de Cairns à Kuranda. Impressionnant, il passe dans les hauteurs de la jungle surplombant les gorges avant de redescendre vers Cairns.

Une journée où j’en ai eu plein les yeux à nouveau, même si c’était peut être pas assez actif pour moi… Allez sans rancune Graham !
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