



Dernier point de passage, avant de partir à l'aéroport, c'est dans le quartier commerçant allant vers la Corniche, que j'irai déjeuner chez Paul. Oui je parle bien de Paul, cette boulangerie/patisserie que l'on peut trouver à tous les coins de rue dans les grandes villes de France.
Ici, ce n'est pas le cas, mais l'un des rares établissement "Paul" de la capitale économique du Maroc, est un lieu branché, à l'ambiance un peu élitiste. En effet, le quartier est l'antre des sièges marocains de grandes sociétés françaises et en plein milieu se dresse la villa Zevaco.
En amateur de design et d'architecture contemporaine, l'endroit m'a frappé. Conçu en 1947 par l'architecte Jean-François Zevaco, et relooké en 2004 par un australien du nom de Randy Martin, j'ai apprécié le cadre : derrière un portail, vous arrivez au milieu des palmiers au pied de la villa, mêlant lignes dures et courbes douces, esthétisme et désign. Comme le soleil était de la partie, j'ai délaissé l'intérieur pour aller sous un parasol dans le jardin.
L'endroit était bondé : hommes et femmes d'affaire venus déjeuner (ils doivent bosser à côté et y venir tous les jours ou presque...), quelques groupes de filles en pause de leur journée shopping. Il est vrai que c'est un endroit où il fait bon être vu apparemment.
Les prix sont ceux d'un restaurant, et la cuisine était plutot bonne je trouve. En tant qu'amateur de design, j'y ai trouvé mon compte. Maintenant niveau qualité des plats, Rick's était un poil au dessus. Mais là ça n'engage que moi.
Avant dernier article de la série sur Casablanca, voilà un autre restaurant/café où vous pourrez vous arrêter près du port. J'ai repéré l'endroit le matin pendant le geocaching et j'y suis retourné du coup le soir même pour tester l'endroit.
Je n'ai pas d'étoiles à descerner (quoique par fois j'y pense ;-) ) mais je vais essayer d'en faire une critique la plus utile possible. Rick's Cafe est
installée dans une ancienne ambassade ou maison consulaire et est devenue un café couru (surtout par les groupes de touristes, il faut l'avouer, mais avec quelques locaux tout de même), qui a
décidé de faire revivre le Casablanca issu du film du même nom. Ambiance rétro/années 30 donc au programme.
D'abord, de l'entrée, le vigile puis la personne à l'accueil me regardent un peu de haut, me demandant si j'ai reservé... J'étais seul donc je n'ai pas eu de problème pour avoir une table, mais si j'étais venu avec 15 amis, c'eut peut être été plus sage de prévenir avant.
Le cadre est vraiment très sympathique. Des arcades, un pianiste, une ambiance feutrée et orientale à la fois, c'était très sympa. On m'emmène à l'étage, je traverse un salon où passe en boucle le film Casablanca. Plus loin, on m'installera sur un balcon donnant vue sur le piano. Cadre agréable donc. La cuisine était bonne et le prix, chic mais sans commune mesure avec un équivalent européen tout de même.
La foule est donc composée de beaucoup de touristes, quelques groupes de retraités voulant se la jouer vintage et quelques locaux tout de même. Petite
note : l'endroit propose le wifi, mais n'autorise pas à ce que l'on débranche les lampes au table pour trouver une prise de courant
après que l'on m'ait gentillement fait comprendre que je ne pouvais pas garder mon ordinateur branché là, le repas étant
fini, je reprend un petit taxi pour retourner à l'hotel.
Et là survint la bonne trouvaille, amenée par le GPS : tout comme à Bali, le final de la géocache se trouve dans un café / restaurant. Il s’agit de la Sqala, installé dans un ancien fortin, face au port de Casablanca. Et je dois dire que c’est un endroit d’exception. J’y suis arrivé côté medina, et une petite grille m’a fait entrer dans un jardin plein de verdures, de fontaines et où se dressaient les tables du Café Maure. J’ai trouvé la géocache sans problème et je suis arrivé juste à temps pour pouvoir prétendre à un petit déjeuner « de pacha » comme on dit que j’ai dégusté dans ce charmant jardin : loin des œufs durs de l’hôtel, cela consiste en une splendide combinaison d’œufs brouillés cuits façon tajine, de behgir, une crêpe berbère qui se déguste avec du miel, le tout accompagné de pâtisseries, d’huile, de lait d’amande et de jus d’orange frais. Bref une expérience intéressante, mais copieuse !
Une fois ce petit déjeuner pris, j’ai été visité le fortin, qui constitue l’entrée de la Sqala côté port. C’est un bâtiment historique, qui a été rénové et qui accueille, en plus du restaurant dans la cour arrière, un centre d’art avec une petite exposition de toiles et, au sommet d’une volet de marches, une vue sur le port, en pleine rénovation… ici se dresseront dans quelques années les tours d’un complexe futuriste hotelier, touristique et résidentiel. Le développement en somme…
Toujours en suivant mon indispensable GPS (enfin si, on pourrait s'en passer, mais là comme c'est pour du géocaching...) je traverse donc les derniers terrains vagues et rues peu accueillantes pour les piétons pour rejoindre la mosquée Hassan II, véritable emblème et fierté de la ville !
On ne se gargarisera pas sur le fait qu'elle soit l'oeuvre d'un architecte français (un certain Michel Pinseau, qui n'était donc pas peintre malgré les apparences), l'oeuvre finale est majusteuse et dresse fièrement les 210m de haut du minaret et li'mmense place qui se trouve côté ville de la mosquée. De l'autre côté, le batiment défie les éléments, à l'aplomb de l'océan. 2 autres grands batiments, des centres culturels, se dressent sur la même place, gardée.
A noter que c'est une des rares mosquée marocaine ouverte à la visite "touristique", bien que ce ne soit bien sur que dans le cadre d'une visite guidée. Loi de Murphy oblige, la visite n'a pas lieu le mercredi, dommage pour moi, ce sera pour une autre fois. J'arrive tout de même à prendre quelques photos, avant de suivre la route vers le waypoint suivant de ce parcours, chez Rick's.
Commentaires